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Commentaire pour moniteurs - Leçon 3

  • 14 avr. 2020
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 avr. 2020



Le point de vue de Jésus et des Apôtres sur la Bible


Textes clés: Matt. 4:1-11; Matt. 22:37-40; Luc 24:13-35, 44, 45; Luc 4:25-27; Actes 4:24-26.


Partie I: Aperçu


Le cri de la réforme était ceci: « retour aux sources ». Dans le contexte des Lumières, cette devise signifiait que les réformateurs étaient décidés à revenir à l’Écriture comme source originale afin de vraiment comprendre la nature du christianisme et les devoirs d’un chrétien. Les réformateurs ont rejeté le fait de baser leur compréhension de l’Écriture sur les traditions et les abus qui étaient venus à caractériser l’église médiévale. Aujourd’hui, les présupposés modernes qui proviennent d’une vision du monde séculaire minimisent la Bible et supposent qu’elle est basée sur des idées erronées et primitives qui doivent être ajustées ou rejetées. Ainsi, les chrétiens doivent aussi « retourner aux sources ». L’exemple principal par lequel nous devrions nous orienter est Jésus-Christ. Comment voyait-il les Écritures? A-t-Il exprimé des doutes sur certaines parties de l’Écriture? Ou a-t-Il plutôt cité la Bible (l’Ancien Testament en son temps) comme faisant autorité dans tous les domaines de la vie? Cet âge moderne et scientifique nie l’existence de Dieu. Tout au plus, les gens prétendent que Dieu n’interagit pas dans l’histoire humaine. Plutôt que de suivre ces présupposés, ne devrions-nous pas tester une telle affirmation par ce que l’Écriture dit de l’enseignement et de la foi de Jésus, par exemple? Qu’en est-il de Ses disciples, les apôtres, qui ont écrit en grande partie le Nouveau Testament? N’ont-ils pas aussi suivi Son exemple? Cette semaine, nous revenons à Jésus et aux apôtres pour voir comment ils utilisaient et interprétaient l’Écriture. Nous avançons que leurs méthodes d’interprétation et d’application servent encore de guide fiable et d’inspiration pour nous aujourd’hui.


Partie II: Commentaire


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En 1521, Martin Luther fut convoqué par l’empereur romain à Worms, en Allemagne, où il attendait son procès par la diète. Ce fut un tournant pour la réforme. Luther allait-il rétracter et renoncer à ses écrits qui avaient agité toute l’Europe? Ou soutiendrait-il la Sola Scriptura, « la Bible seule », comme sa norme? Luther était devant l’empereur et les plus hautes autorités civiles et ecclésiastiques. Une gravure de l’artiste Lucas Cranach cette même année présente le profil clair de Luther projetant la force et la détermination. Quand le moment est venu, il a parlé d’une manière directe et avec honnêteté: « Dans la mesure où Votre Majesté et Vos Altesses demandent une réponse claire, je vais en donner une... À moins qu’il ne me soit avéré que j’ai tort par le témoignage des Écritures et par un raisonnement évident, car je ne peux pas faire confiance aux décisions des papes ou des conciles, puisqu’il est évident qu’ils ont souvent commis des erreurs et se contredisent les uns les autres, je suis lié en conscience et je tiens fermement la Parole de Dieu par les passages des Saintes Écritures que j’ai cités. Par conséquent, je ne peux rien et je ne vais pas me rétracter, car il n’est ni sûr ni salutaire d’agir contre sa conscience […]. Que Dieu m’aide! Amen »(traduit de Heinrich Boehmer, Martin Luther: Road to Reformation, New York: Meridian Books, 1957, p. 415).


Écriture Un moment crucial dans l’histoire de la terre était arrivé quand Satan a tenté Jésus après son baptême et son expérience du désert. À peine 40 jours plus tôt, le Père a dit au baptême de Jésus: « Celui-ci est Mon Fils bien aimé, en qui J’ai mis toute Mon affection » (Matthieu 3,17). Satan a en ce moment défié cette position. Jésus était-Il celui que Son Père a dit qu’Il était? Il était question de la fiabilité de la Parole de Dieu. Dans Sa première réponse, Jésus cite un passage de Deutéronome 8:3: « L’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel » (LSG). Le contexte de ce passage est la providence de Dieu à l’ancien Israël quand ils ont erré dans le désert pendant 40 ans. Dieu les a humiliés et les a soutenus afin qu’ils comptent entièrement sur Lui. En citant cette Écriture, Jésus dit: « Mon Père qui a soutenu Israël pendant 40 ans me soutiendra. J’ai confiance en Sa Parole seule parce que je sais qu’Il n’est pas seulement la Source de la subsistance, mais la Source de la vie elle-même ». Il y a aussi une implication plus profonde ici. Jésus se soumet à Son Père, tout comme l’ancien Israël a appris à se soumettre à la Parole de Dieu. Jésus ne parle pas de Sa propre autorité, mais de l’autorité de l’Écriture telle qu’elle est dite par Moïse. L’argument de Deutéronome est que, parce que Dieu a soutenu Israël et les a préservés comme Son peuple pour entrer dans la Terre Promise, ils « observeront les commandements de l’Eternel, Commentaires d’approfondissement 41 leur Dieu, pour marcher dans Ses voies et pour Le craindre » (Deut. 8:6, LSG). « Jésus a affronté Satan avec les paroles de l’Écriture. ‘’Il est écrit’’, dit-Il. Dans chaque tentation, Son arme de guerre était la parole de Dieu. Satan a exigé de Christ un miracle comme signe de Sa divinité. Mais ce qui est plus grand que tous les miracles, une ferme dépendance à l’égard d’un ‘’Ainsi dit le Seigneur’’, était un signe qui ne pouvait être contesté. Tant que Christ restait ferme dans cette position, le tentateur ne pouvait obtenir aucun avantage » – (traduit d’Ellen G. White, The Desire of Ages, p. 120). Comment abordons-nous la tentation aujourd’hui? Avons-nous l’Écriture cachée dans nos cœurs à laquelle nous pouvons faire appel afin de répondre au tentateur? Nous ne sommes jamais obligés de soumettre nos volontés à la tentation, et nous avons la même ressource comme Jésus – Sa Parole.


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Le 23 octobre 1844, il y eut une douleur et une déception intense lorsque les croyants à la venue de Jésus se réveillèrent à la réalité que Jésus n’était pas revenu pour les amener chez Lui comme ils s’y atten- daient. Ils avaient vendu des maisons et des biens. Ils avaient tout donné pour la proclamation de la nouvelle que Jésus allait venir ce jour-là. Maintenant, leur plus grand espoir s’était effondré. Certains croyants quittèrent la foi. Beaucoup firent face au ridicule des sceptiques qui avaient toujours douté. Quel était le problème? Tout ce qu’ils ont appris de l’étude des prophéties était-il faux? Mais quand ils sont retournés à l’Écriture, ils ont été amenés à comprendre que la date n’était pas fausse; ils avaient plutôt mal compris la nature de la « purification du sanctuaire ». La purification du sanctuaire n’était pas la destruction de la terre; c’était le passage de Christ au lieu très saint pour commencer une autre phase de Son œuvre expiatoire. L’étude a conduit les croyants de la venue de Christ à comprendre la prophétie d’Apocalypse 10:9, 10, le doux message du livre qui est devenu une déception amère. Cette déception n’était pas une nouvelle expérience pour les croyants en Jésus. C’était déjà arrivé. Écriture Les disciples ne pouvaient pas comprendre la mort de Christ sur la croix. Ils avaient cru comme le reste des adeptes du judaïsme que le Messie établirait un royaume terrestre qui les libérerait de l’oppression des Romains. Maintenant que Jésus était mort et enterré, ils étaient dévastés. La réponse à leur déception était la même que la réponse aux premiers croyants de l’avènement de Jésus. C’était de retourner à l’Écriture. Jésus leur a montré le chemin. « Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, Il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui Le concernait » (Luc 24:27, LSG). Il s’agissait d’une exposition approfondie afin que les disciples puissent voir que tout ce qui Commentaires d’approfondissement 42 était écrit sur Lui « dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes doit être accompli » (Luc 24:44, LSG). Ici, nous avons une autre référence explicite aux trois divisions de l’Ancien Testament comme englobant « toutes les Écritures ». Jésus avait prié pour Ses disciples, « sanctifie-les par Ta parole: Ta parole est la vérité » (Jean 17:17, LSG). Pour Jésus, toute Écriture était autoritaire et était la base de Son autorité, de Son ministère et de Sa mission. Les disciples ont pris à cœur l’enseignement de Jésus et en ont fait le cœur des Évangiles et des épîtres à l’église. Matthieu a beaucoup cité les prophéties de l’Ancien Testament. Luc a commencé son Évangile avec les généalogies, démontrant que Jésus était le Messie. Paul affirme que « Toute Écriture est inspiré de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2 Tim. 3:16, 17, LSG). Dans Hébreux 11, Paul énumère beaucoup d’hommes et de femmes qui étaient des héros de la foi, le faisant d’une manière qui prend leurs histoires et les arrangements originaux dans l’Ancien Testament à la valeur nominale. Jamais nous ne trouvons un écrivain du Nouveau Testament doutant de l’authenticité, de l’historicité, des prophéties ou des enseignements de la Bible. Ils ne considèrent pas les récits de l’Écriture d’une manière autre qu’ayant autorité. Les exemples de Jésus et des apôtres nous donnent la preuve la plus claire de la façon d’aborder les Écritures. Ils ont permis à l’Écriture d’interpréter l’Écriture. Ils se sont appuyés sur l’Écriture comme leur défense pendant la tentation et ont exigé un clair « Ainsi dit l’Éternel » dans la compréhension la plus simple du texte biblique et de ses applications.


Partie III: Application


Dans les années 1990, le mouvement QFJ est devenu populaire parmi les chrétiens. Les jeunes portaient des bracelets en plastique avec l’acronyme QFJ, signifiant « Que Ferait Jésus? » Cette question pourrait également être appro- priée lorsque nous réfléchissons à la question de savoir comment aborder la Bible. Nous pourrions reformuler l’acronyme en QDJ, ou « Que Dirait Jésus? » Que dirait Jésus des interprétations modernes qui nient l’historicité des grands événements de l’Ancien Testament? Que dirait Jésus au sujet des arguments en faveur de la croyance que l’Ancien Testament enseigne un message différent de celui du Nouveau Testament et devrait être minimisé et relégué à une position de moindre autorité? Que dirait Jésus à quelqu’un dans l’église qui insiste sur le fait que certains passages du Nouveau Testament ne s’appliquent qu’à une église (p. ex. Éphèse ou Corinthe) à laquelle une lettre particulière a été adressée? Jésus limiterait-Il l’autorité de la Bible? En tant que disciples du Christ, comment imitons-nous Son approche de l’Écriture? Allons-nous essayer d’interpréter et de tordre les paroles comme les pharisiens et les sadducéens l’ont fait pour piéger Jésus?


1. Demandez à votre classe de raconter des expériences dans lesquelles certaines Écritures sont venues à l’esprit quand ils ont été tentés de quitter le côté de Jésus. Quel genre de bénédictions recevons-nous en mémorisant la Bible et en la gardant dans nos cœurs? Combien de promesses de Dieu avez-vous déjà mémorisées? Où la Bible n’est-elle plus en votre possession?


2. Pensez à d’autres exemples de Jésus et des apôtres basant leurs arguments sur l’Écriture. Dans quelle mesure ces arguments étaient-ils efficaces?

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